La dent d’or

"Assurons-nous bien du fait..." à "...ni en donner à celles qui sont fausses.", extrait de Histoire des Oracles

 

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INTRODUCTION :

XVIIème, XVIIIème = Siècles de contestation de l'autorité, particulièrement celle des philosophes et des savants " officiels ". Les nouveaux penseurs vont souvent se livrer à une critique (par le ridicule) de ceux-ci (on le voit par exemple chez Voltaire dans l'article " beau "). L'idée de base est : faut-il réintroduire le bon sens ? Fontenelle analyse dans " l'histoire les oracles " le problème de la réflexion scientifique qui pourrait se formuler sous forme : "Comment puis-je arriver à des conclusions solides ?"

[remarque : ce texte mêle narration (anecdote) et réflexion (argumentation) les deux types de textes se reconnaissent aisément pas les temps (narration au passé) et le ton (argumentation polémique, narration humoristique).]

 


QUELLE EST LA THESE DE CE TEXTE ?

Elle est exprimée en deux fois :
* au début : les savants veulent aller trop vite è ils tombent dans le ridicule d'une réflexion sans objet (on écrit des livres pour expliquer quelque chose qui n'existe pas).
* à la fin : nous n'avons pas de moyens assurés de découvrir la vérité (cf. Bayle)

 

 

POUR PRESENTER CETTE THESE, FONTENELLE VA RIDICULISER CEUX QUI PRETENDENT DETENIR LA VERITE.

* Analyse (lecture commentée de l'anecdote)
* Relevé de procédés utilisée pour faire rire :
- HUMOUR : gag è décalage entre cause (dent) et effets (tapages causés par celle-ci.)
- décalages noms de savants / personnage de l'orfèvre è caractère hyperbolique des savants mais tout ce qu'ils écrivent de réduit à rien.
- Vocabulaire humoristique
- Savants courent comme des gamins (métaphore 1er §) alors qu'ils devraient marcher, aller doucement
- Allemands = imbéciles au XVIIIème
- IRONIE : " Ramasse " è impression que ce qui aa été écrit constitue un tas.

 

 

LES CONCLUSIONS QU'IL EN TIRE

* Le savoir est un problème de méthode (cf Descartes) : on a l'habitude à cette époque de savoir transmis, on pense au savoir conquis)
* Nous sommes sur un " terrain meuble " : Comme chez Descartes on cherche à s'assurer, et cette assurance est d'abord l'expérience.


CONCLUSION :

Un texte au ton rigolard comme chez Voltaire pour parler de choses très graves : en faisant rire je vais séduire.